St-Louis

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Nommée ainsi par Jacques-Cartier en raison de l'abondance de coudriers (noisetiers), 11k fut le théâtre de la première messe célébrée en Nouvelle-France le 7 septembre 1535. Historiquement, la chasse aux marsouins a toujours constitué une activité prédominante chez ces fiers insulaires. Au beau milieu du fleuve, l'île, de par sa contrainte géographique, a contribué à former des générations successives d'experts dans l'art difficile de la navigation. Lieu isolé dans l'espace charlevoisien, elle constitue le berceau d'un peuple courageux et déterminé, conscient de l'héritage qui lui est légué.

Église de Saint-Louis-aux-Coudres

La paroisse de Saint-Louis de l'Ile-aux-Coudres fut érigée canoniquement le 18 avril 1827 en souvenir du père Louis Chaumont de la Vannière, premier missionnaire de l'île. Deux chapelles ont initialement desservi la population. La première, de 1748 à 1770, dont la cloche, achetée des pères Jésuites, demeura jusqu'en 1812 la seule à résonner sur l'île, fut l'œuvre du premier curé de l'endroit, Charles Garreault. La seconde chapelle, quant à elle, a servi de lieu de culte pendant 114 ans, de 1771 à 1885. Elle abrita trois cloches qui auraient pu disparaître à jamais, le jour de leur arrivée, en raison du naufrage de la goélette qui assurait leur transport. Provenant de la célèbre fonderie londonienne Mears, ce sont ces mêmes cloches qui battent encore aujourd'hui dans les tambours des clochers.

L'église actuelle date de 1885. D'après les plans de l'architecte David Duel-let, elle est la réplique, en beaucoup plus modeste, de l'église de Sainte-Anne­de-Beaupré, qui fut incendiée au début des années 20. Elle comprend une sacristie possédant une histoire bien particulière. En effet, on ne sait pas d'où elle vient. D'après certains témoignages, plusieurs pensent que la sacristie actuelle est, en fait, l'église précédente. D'autres, par contre, avancent que l'église fut construite juste à côté de celle d'antan et que la sacristie y fut annexée par la suite. Il n'y a pas unanimité à ce sujet.

Deux tours, terminées par des flèches, donnent beaucoup d'élan à l'église. Entre les clochers se dresse la statue du patron paroissial, le roi Saint Louis. Chef-d'œuvre du sculpteur émérite Louis Jobin en 1886, elle est faite de bois recouvert de métal. Malgré le cachet relativement sobre de l'extérieur, l'église cache un intérieur riche et un décor de grande classe exécuté en 1887.

Les peintures à même les murs qui ornent le temple furent effectuées par l'artiste Paul-Gaston Masselotte. On en retrouve dans le chœur, la nef et les jubés, de même qu'au niveau de la voûte. Celle-ci peut être qualifiée de céleste, puisqu'elle est ornée d'une série de peintures d'un mélange de teinte bleutée avec imprégnation de petites feuilles d'or. Le détail de ces œuvres est impressionnant. Sur cette partie de l'église, bon nombre de fresques-ont disparu, conséquence de réparations qui ont été faites dans les années 50. Des tableaux présents dans les jubés nous montrent les deux chapelles précédentes. Un magnifique maître-autel se révèle dans le chœur et adopte les formes d'un temple antique où les colonnettes supportent des entablements qui soutiennent à leur tour un arc surmonté d'une coupole. Une peinture de Saint Louis se dresse au centre. Le tabernacle, pour sa part, est l'œuvre de Louis Jobin. L'autel central, la voûte, les murs et le jubé prennent une teinte bleue rappelant l'encerclement du grand fleuve. Le caractère français est très présent dans le temple, Saint Louis étant, en effet, le premier roi de France. Il importe de noter la grâce et la richesse du jubé dans les motifs, en plus de l'œuvre d'art que constitue la chaire sculptée.

Le plafond est ... (suite)

L'église c ontient également un vieil orgue de marque Casavant qui fonctionnait au moyen d'une soufflerie manuelle avant l'avènement de l'électricité apparaîtrait, que chaque dimanche, l'organiste devait choisir une personne dans l'assistance pour la mise en marche de t'instrument

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