La Malbaie

Saint-Étienne-de-La Malbaie

Messes dominicales :  Samedi 16h30 & dimanche 9h45

Point central majeur de la région est de Charlevoix, la ville de La Malbaie est près d'une rivière du même nom qui constitue le cours d'eau le plus important entre la Montmorency et le Saguenay. C'est Samuel de Champlain qui lui donna le qualificatif de «Malle Baye», parce qu'il constata que la baie, à marée basse, n'offrait pas un bon ancrage.  La seigneurie fut divisée par James Murray entre deux officiers écossais.

On relève que, dès 1724, une chapelle s'élevait à La Malbaie. Devant l'augmentation rapide de la population résidente, une première église fut construite en 1804. Ce joyau du passé devait demeurer le temple de la paroisse durant plus de 140 ans puisqu'il fut la proie des flammes le 26 juillet 1949. Il prenait corps tout près de l'emplacement de la présente église, un peu au sud-est du presbytère en parallèle avec l'orientation de la statue du Sacré-Cœur.

L'église actuelle, la deuxième, date de 1952. Elle fut érigée suivant les plans et devis de l'architecte Gabriel Desmeules au coût de 505,000.$. Ce très grand temple de 200 pieds de longueur par 72 de largeur, possède une architecture tourmentée à l'image du paysage environnant. La croix du Christ domine le dessus de la porte centrale de l'église. Cette sculpture imposante provient d'un même morceau de pierre. La façade est rehaussée des personnages de la Sainte Famille. Il est à noter que ces deux statues furent récupérées des décombres de l'ancien temple. Puis Saint-Étienne, patron de la paroisse nous apparait à la jonction du toit. Plusieurs parties de l'extérieur de l'église sont mises en relief par des pierres de taille en calcaire dont la base du clocher. Celui-ci abrite quatre cloches d'un poids total de 8215 livres.

  

À l'entrée, on remarque sur le mur de droite du narthex, une plaque commémorative honorant des familles pionnières de La Malbaie. Une série de portes, un peu plus loin, donne accès à la nef pouvant contenir tout près de 1000 personnes. De chaque côté des portes d'entrée, on remarque des bénitiers taillés dans le marbre. L'intérieur de cette nef est d'une grande richesse. E est à remarquer que la partie inférieure des murs est lambrissée de pierres de marbre. Deux déambulatoires latéraux sont formés par des colonnades qui composent la base des grandes arches. Ce temple de bonne envergure est illuminé par des lustres à l'aspect de couronnes. Les bancs, fabriqués à partir de chêne, sont munis de croix sur les côtés.

     

Dans le chœur à gauche, nous apercevons l'embon avec sur le devant, sculpté dans le chêne, Moise tenant les tables de la loi. Aussi, sculptés à même les côtés se dessinent quatre évangélistes caractérisés par leur symbole. Cette œuvre d'art nous vient d'un artiste de Saint-Romuald, Lauréat Vallières qui a aussi réalisé en 1955 la balustrade. Cette dernière est ornée d'une série de très beaux bas-reliefs. Ces médaillons symbolisent sur la gauche, cinq scènes du Nouveau Testament et, sur la droite, cinq scènes de l'Ancien. D'autres sculptures retiennent notre attention. Ainsi, ce magnifique Christ sculpté qui domine le fond du chœur, en plus de deux autels de chêne. Ces trois éléments furent exécutés par monsieur Léonce Emond de La Malbaie en 1983. Dans le transept de gauche, il nous faut admirer le baptistère qui constitue une des rares pièces de mobilier rescapées de l'incendie de la première église. Le chemin de croix est en bois noyer dont la thématique est de bronze.

            

Cependant la fierté des paroissiens se tourne surtout du côté des vitraux. L'église de La Malbaie fut la première au Canada à être ornée des vitraux du maître-verrier français Max Ingrand. Ces tapisseries de verre sont au nombre de quarante. Chacune de ces œuvres possède sa symbolique qu'il faut découvrir. Il faut surtout noter, à l'avant dans le chœur, les merveilleux vitraux du martyr Saint Étienne, patron de la paroisse, ainsi que dans les transepts, à droite, celui du Sacré-Coeur, et à gauche, celui dédié à Marie. Du côté du vitrail du Sacré-Coeur, les tons rouges prédominent. Du côté de la Vierge, les teintes sont, pour leur part, surtout axées sur le bleuté. La rosace dans le jubé constitue un simple jeu de couleurs variées destiné à tamiser la lumière extérieure.

    

Tout ce qui compose l'église Saint-Étienne de la Malbaie contribue à créer une atmosphère propice permettant à l'humain d'entrer en contact avec le sacré.