
Sacré-Coeur-de-Jésus de Pointe-au-Pic
Messe dominicale : Dimanche 11h
Sur le bord du
Saint-Laurent, près de l'embouchure de la rivière Malbaie s'étend la paroisse du
Sacré-Coeur de Jésus de Pointe-au-Pic. L'emplacement actuel du village était, à
l'origine, parte intégrante de la seigneurie de John Naime, concession qui fut
accordée en 1761 par le gouverneur Murray. Dès les tout débuts, la vocation
touristique de l'endroit prédomina et ne fit que s'accentuer jusqu'à faire
aujourd'hui de Pointe-au-Pic, un centre de villégiature de grande envergure.
Une première chapelle fut érigée à Pointe-au-Pic en 1888 avec le soutien de
l'épouse du juge Routhier. Malgré l'exiguïté de l'espace, ce petit sanctuaire va
desservir l'endroit pendant dix-huit ans, n'étant démoli qu'en 1906 pour faire
place à une seconde chapelle de plus grande dimension. Cependant, suite à
l'érection canonique de la paroisse en 1911 et en réponse à la volonté des
citoyens, une église nouvelle est construite en 1917 et ce, en un peu moins d'un
an.
Conçue par l'architecte Joseph-Pierre Ouellet, l'église de Pointe-au-Pic adopte une architecture de la fin de la période victorienne. Le fronton possède quelques particularités intéressantes, entre autres la présence, jusqu'à la jonction des toits, d'une statue du Sacré-Coeur, guide spirituel de la paroisse. Le clocher, imposant par sa massiveté, ressort sur le devant, ce qui est caractéristique des églises de la période victorienne du 19e siècle au Québec.
L'intérieur nous dévoile de grandes richesses. Des vitraux somptueux imprègnent
l'église d'une atmosphère invitant au calme et au recueillement. La simplicité
et la naïveté du détail sont les principaux attraits de ces tapisseries de
verre. On peut remarquer sur certaines, gravés au bas, les noms des bienfaiteurs
et des personnages importants qui ont marqué l'histoire de Pointe-au-Pic.
Plus haut, la voûte arrondie évoque le style gothique. Il faut noter la
symbolique et toute la richesse du détail qui compose ce dôme. La voûte se
poursuit jusqu'au niveau du chœur adoptant cette fois la forme d'un demi-cercle,
surmontée d'une colombe juste au-dessus de l'autel central.
L'église de Pointe-au-Pic a
conservé son maître-autel. Il se dresse majestueusement à l'arrière du chœur qui
contient un ensemble de huit peintures et tableaux d'une grande valeur. Sur
quatre de ces peintures, on reconnait les évangélistes. Ces grandes toiles
murales furent installées en août 1950 et sont l'œuvre d'André Morency et de P.
Martignado de Montréal. Du chœur, une vue sur le jubé permet de voir qu'il
chapeaute à peu près le quart de la nef. Un orgue à tuyaux de cuivre, don d'une
famille d'estivants, y prend place. Notons enfin les fonds baptismaux sculptés
en bois et surtout la présence à l'avant du banc des notables. Cette «relique»
de nos vieilles traditions d'antan est toujours conservée tel quel en l'église
de Pointe-au-Pic.