St-Siméon

L'agglomération de Saint-Siméon est localisée en région montagneuse, sur des reliefs âpres et bousculés par endroits. De par sa situation géographique, il constitue un lieu de villégiature envié. Petit royaume des excursions en montagnes, de la chasse, de la pêche et des promenades sur la plage, l'endroit est recherché par les amateurs de plein-air. Carrefour de la mute 138 et de la 170 il assure, de plus, la liaison par traversier vers Rivière-du-Loup sur la rive sud.

Le nom qui fut attribué à la paroisse est celui d'un ancien évêque de Jérusalem. Saint-Siméon était, selon la littérature biblique, un fils  de Cléophas, un parent de Jésus. Pour donner suite à l'érection canonique de la paroisse en 1869, une première chapelle de bois est élevée deux ans plus tard sur la terre de sieur Michel Tremblay. L'abbé François Cinq-Mars devient alors le premier curé à s'établir à Saint-Siméon en 1874.

La première église, conçue par David Ouellet, un architecte spécialisé dans là construction d'églises, prend forme dans la paroisse en 1902. Malheureusement, elle fut complètement rasée par les flammes deux jours avant Noël en décembre 1980. Elle présentait, au plan de l'architecture, de multiples similitudes avec l'église actuellement en place à Saint-Hilarion. L'église recelait plusieurs œuvres d'art aujourd'hui perdues. Au lendemain du désastre, il ne subsistait plus qu'une partie des murs, derniers témoins du temple vieux de 78 ans.

La présente église, la deuxième de l'endroit, ouvrit ses portes en décembre 1982, soit exactement deux ans après l'incendie de la précédente. Elle fut rebâtie à partir des murs de l'ancienne. Ce mode de reconstruction, selon la volonté des fidèles de Saint-Siméon, ne reçut pas tout de suite l'approbation des autorités diocésaines. En effet, celles-ci craignaient à la fois l'odeur de fumée qui risquait d'être persistante et les coûta excessifs d'une telle entreprise. Une délégation obtint cependant l'accord de Mgr Louis-Albert Vachon en février 1982. Un temple inspirant la piété des paroissiens fut ainsi érigé.

Lorsqu'on observe la nouvelle structure, on ne peut manquer d'être saisi par l'aspect que donnent à l'église les bases de soutènement transversales qui accentuent l'effet d'un prolongement de la toiture. Elle est l'une des seules au Québec à être ainsi conçue.

À l'intérieur, la modernité de l'ensemble la caractérise. L'église n'a plus de vitraux, ceux-ci ayant été remplacés par de grandes vitres panoramiques. Une atmosphère chaleureuse et une grande simplicité en émanent. Quelques statues prennent place dans le chœur dont celle de Saint Siméon, patron de la paroisse, dominant sur la gauche.

Il faut enfin remarquer, sur le terrain à gauche, la cloche qui témoigne de l'église incendiée en 1980. Elle fut rescapée par le curé du temps, l'abbé Napoléon Gagnon.