
L'Assomption de la Sainte-Vierge plus connue comme la paroisse Les Éboulements
Messe dominicale : Dimanche 10h30
Juchée sur les hauteurs de Charlevoix se dresse la municipalité de Les Éboulements, dénomination s'inspirant des conséquences du tremblement de terre de 1663. Village à flanc de montagne, au visage à coloration rurale, il se caractérise par la beauté de son paysage, un des plus pittoresques de Charlevoix. De par son point de vue exceptionnel, le site nous offre un point d'observation unique dévoilant la majesté du grand fleuve et le tourment du territoire charlevoisien.
À l'origine desservie par les prêtres de Baie-Saint-Paul, la paroisse
Notre-Dame-de-l'Assomption des Éboulements a connu trois églises suite à
l'érection d'une première chapelle.
L'église actuelle, à caractère fortement champêtre, remonte à 1932 et a été
bâtie sur le même modèle que celle qui brûla un an plus tôt. Faite de pierres
des champs, elle présente un clocher typique du début du 19e siècle qui ne
s'inscrit habituellement pas dans le style victorien distinguant les églises de
cette époque. Cette particularité découle de la volonté des paroissiens de
conserver le cachet de l'ancienne.
Une partie du narthex est occupée par une petite salle aménagée, où sont exposés
entre autres, des vêtements sacerdotaux, des reconstitutions de croix de chemin,
des tableaux anciens et des photos des prêtres originaires des Éboulements. A
l'entrée de la nef, un panorama fabuleux généré par les lignes de la voûte, la
beauté des dorures et de la symbolique qui le composent donnent au temple une
allure magistrale. Sur le mur arrière est inscrite la liste des curés de Les
Éboulements de 1683 à 1983. Le chemin de croix ornant l'église constitue un don
de divers paroissiens dont les noms apparaissent au bas.
Des toiles de grande richesse ceinturent le chœur. L'ensemble se compose de
représentation des quatre évangélistes et du tableau immense de G. Valério,
exécuté en 1954, illustrant la Madone des Éboulements.
Notre-Dame de l'Assomption occupe une place de choix dans le cœur des
paroissiens puisqu'elle est leur patronne. Il ne faut donc pas s'étonner de voir
cette symbolique un peu partout dans l'église.
Le maître-autel dans le chœur constitue une véritable œuvre d'art. II fin
assemblé dans les ateliers de la maison Barsetti et Frères de Québec. La table,
qui pèse 4800 livres, est entièrement de marbre noir et or, d'un seul bloc, le
tout provenant d'Italie. Dans le transept de droite se trouve un magnifique
Christ sculpté, pièce d'œuvre d'art remarquable, donnée en 1937 à l'église par
Mme Alexis Tremblay. Tout près, il est nécessaire de noter l'âge avancé des
confessionnaux et de s'arrêter pour observer le petit autel, semblable à celui
du chœur. Il ne faut pas manquer l'ex-voto accroché au mur et la peinture qui
commémore la patrie des Tremblay, intitulée «Notre-Dame-de-la-Tremblaye».
L'église qui a précédé fut ouverte au culte en 1804. En raison du manque de
ressources disponibles dans le temps, ce sont les matériaux de la première
église qui ont été utilisés pour la construction de la structure. Elle fut
détruite de fond en comble par un incendie le 23 juin 1931. Une anecdote existe
à ce sujet. N'ayant pas de service d'incendie, c'est avec des seaux d'eau qui
furent puisés à même un baril que l'on combattit l'élément destructeur. Voyant
que le tonneau s'épuisait, M. Callixte Tremblay, curé de l'époque, prononça
quelques prières, puis bénit le baril. Immédiatement, celui-ci se remplit et
regorgea d'eau pendant toute la durée du sinistre, sans jamais baisser de
niveau. Malgré tout, on ne put sauver l'église.
La première église de Les Éboulements fut érigée sur la grève de la Baie des
Éboulements, à l'endroit même de la première chapelle de 1735, entre le fleuve
et la terre, à quelques pas de la rivière du Moulin. Constituée de pierre
taillée, elle se vit dotée d'une grande sacristie, mais fut privée de transepts.
Avec le temps, endommagée par les marées et les glaces, on prit la décision
d'aménager la deuxième église sur les Éboulements d'en haut.
La première chapelle, quant à elle, date de 1735. Entièrement de bois et
comprenant un dizaine de bancs, elle tenait lieu au bas sur la plage. Son état
étant devenu lamentable, elle fut démolie en 1772.
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Sculpture de l'Assomption de la Vierge Marie |
Notre sacristain, M. Bernard Tremblay |
Vous pouvez y voir un événement du 27 février 2004: le signe de la croix.
Ces jeunes sont maintenant en démarche du "i credo". Ils reçoivent le "Credo" le 6 mai 2007.