Petite-Rivière-Saint-François

 

L'église St-François-Xavier plus connue comme l'église de la Petite-Rivière-St-François

Messe dominicale : Dimanche 8h45

La paroisse de Petite-Rivière-St-François est l'une des plus anciennes de la région. Peuplée dès 1676, elle est la patrie de Claude Bouchard, premier habitant de Charlevoix. Enserré entre d'imposantes montagnes et le fleuve Saint-Laurent, le village de Petite-Rivière-Saint-François s'allonge sur une bande étroite de moins de dix kilomètres Milieu maritime avant tout, longtemps isolé, on y trouve une population fière de son héritage, traditionnellement liée à la mer par la pêche à l'anguille. La très grande beauté des lieux a également servi d'inspiration à l'auteure de renom Gabrielle Roy, qui y a résidé durant plus de 30 étés.

La paroisse a dû ériger deux églises depuis ses origines. Celle qui se dresse actuellement date de 1905 et fait face à la montagne Fortin. Elle possède une capacité d'accueil de 500 personnes. La symbolique de la mer est toute présente dans l'église de cette paroisse riveraine. Les couleurs dominantes sont le bleu de la mer et le blanc pour l'écume de l'eau. La vocation maritime de l'endroit est évoquée par la présence d'un bateau dans le chœur à gauche. La hauteur et la forme de la voûte donnent à l'ensemble une atmosphère d'élévation. Le chemin de croix est représenté par une série de tableaux anciens. À l'arrière, on note la présence des portraits de tous les curés de Petite-Rivière-Saint-François, de même qu'au-dessus des portes d'entrée, de superbes vitraux aux multiples motifs. De chaque côté de l'entrée du chœur, on remarque des scènes du quotidien de Petite-Rivière-Saint-François, peintes sur des toiles. Au centre se dresse la sainte table. Il est à noter la beauté de la sculpture de la dernière Cène, qui y est incrustée sur le devant. Plus en retrait, toute la majesté du maître-autel s'offre à nous. À partir de ce point, on est en mesure d'observer le grand orgue qui prend place dans le jubé. Cet instrument fut fabriqué par un ex-employé de chez Casavant, de Saint-Hyacinthe. Cette église, la seconde à être élevée à Petite-Rivière-Saint-François, joue un rôle passablement important dans la vie de ce village qui constitue un vrai trésor dans la montagne.

La première église fut construite en 1738 sous l'instigation du prêtre missionnaire de Baie-Saint-Paul, l'abbé Chaumont. Elle fut l'œuvre d'un M. Fla­man, un maître entrepreneur de Québec. La tradition veut qu'elle ait été bâtie non loin du site actuel du quai. La «roche de l'église» sur les rives du fleuve, en serait le témoin. A l'origine comptant 21 bancs, l'église de 1738 avait une capacité d'accueil de 300 personnes au moment de sa démolition en 1903. Une sacristie y fut annexée vers 1778, de même qu'un jubé vers 1820.

 

Au temps où ce territoire était à peine défriché, une première chapelle fut érigée à Petite-Rivière-Saint-François, œuvre d'un prêtre courageux et déterminé: l'abbé Antoine Abrat. Une plaque sur pierre, portant son nom, a été retrouvée lors de l'érection de la première église. Une légende du milieu aurait circulée à propos de cette chapelle initiale, parce qu'elle était localisée sur le même site que celui qu'occuperait plus tard le temple de 1738. On a en effet longtemps pensé que la chapelle fut emportée par les flots lors d'une tempête.

 

Petite-Rivière-Saint-François a toujours renfermé nombre de chapelles sur son territoire. Il est intéressant de  relever ce fait car il constitue une caractéristique de l'endroit. En effet, plusieurs vocations se sont révélées parmi ces gens. Les prêtres originaires de l'endroits conservant toujours un certain degré d'attachement à leur milieu, revenaient souvent y passer la période des vacances. Ainsi, bon nombre d'entre eux s'y sont fait ériger des chapelles en vue de leurs fonctions estivales et ces petits temples à la longue ont foisonné sur tout le territoire. Il faut retenir en particulier les chapelles Maillard et de Grande-Pointe. La première est située sur l'emplacement où s'installa Claude Bouchard, le premier habitant de Charlevoix. Une plaque commémore d'ailleurs l'événement. La seconde, celle de Grande-Pointe, fut construite en 1933 par le frère Vianney Bouchard. Un ex-voto, à l'intérieur de la chapelle, lui rend hommage. Tout près, il y a aussi, accrochée au mur, la croix de son cercueil.